Le "2-4" (rue des rosiers) est un local de plus de 1000m2, situé dans le centre-bourg de Pré-en-Pail, dans lequel les associations du Secours Populaire et de Payaso Loco souhaitent se retrouver autour d'un projet associatif commun.

Au programme, un nouveau pôle d’associations d’éducation populaire, qui partagent une action quotidienne de proximité et travaillent au maintien et/ou à la création du lien social entre les habitants, en favorisant l’échange entre les générations, les cultures, les genres, ...

mercredi 2 mai 2012

2-4, ou rêves en friche


A force d’évoquer les évènements forts de cette aventure associative, on pourrait oublier de se rappeler du fond, de ce qui a fédéré ces assos-là autour d’un projet commun, et de ce qui les a poussé à croire qu’une friche commerciale en plein bourg pourrait être un outil pertinent d’expression associative.



Aujourd’hui, 2 mai, c’est le lancement d’un Service Civique pour accompagner le projet « 2-4 », peut-être que cela vaut un petit rappel des faits :
  
"Le 2-4 rue des rosiers devait être démoli. Afin de convaincre la commune de revenir sur cette décision le collectif Payaso/Secours Pop./Etudes et chantiers a d’abord rédigé un projet commun d’investissement des locaux autour de leur différents champs d’activité. C’était le fond. Nous avons ensuite fait appel à une collectif de jeunes architectes (Le boc[al], asso loi 1901 en cours de création) afin d’étudier les enjeux urbains et architecturaux de la mise à disposition d’une telle friche à un collectif d’asso. Ce dialogue interdisciplinaire a porté ces fruits, et la municipalité, après près d’un an de négociations nous met à disposition ce local dans le centre de la commune.

  L’investissement  du lieu (et le processus de réhabilitation qui suivra) devra représenter en lui-même l’enjeu communautaire et mutualiste que nous avons chercher à mettre en avant par le regroupement des trois associations. C’est pourquoi, plus qu’un simple espace physique partagé, le « 2-4 » est un projet associatif en soi.
Il s’agira d’utiliser le projet de réhabilitation comme un support évolutif de dialogue, d’échange et d’actions communes. Le projet consisterait à faire de ce bâtiment une plateforme de travail commune, dont les travaux de réhabilitation seraient l’affirmation concrète. Ce serait un chantier participatif de plusieurs mois qui chercherait à impliquer un maximum d’acteurs locaux, qu’ils s’agissent des assos elles-mêmes et de leur adhérents ou de la population locale, tout en faisant appel à des collectifs interdisciplinaire (archi, artiste, graphiste, etc.) afin de construire l’échange dans l’action." (extrait du dossier de présentation de projet 2011) 

Le « 2-4 », ce serait un peu parler de besoins et d’envies pour parler de restructuration. 
Parler d’aménagement, de travaux, de chantier,  pour parler d’action.
Parler de chantier participatif et d’ateliers interdisciplinaires, pour parler de lieux de vie commune. 
Parler de goût, de couleur et d’esthétique pour parler de poésie quotidienne.
Parler d’architecture pour parler du vivre ensemble. 

Préciser au passage, aussi, que nous n’inventons rien. Les initiatives de ce genre fleurissent un peu partout, souvent à l’initiative même des collectifs d’architectes et/ou d’artistes, et principalement en milieu urbain. 
Comme l’exposition actuellement en cours au Pavillon de l’Arsenal en témoigne.


Pour notre collectif d’éducation populaire, se servir de ces 1000m2 de friche commerciale, c’est croire que nos territoires, aussi ruraux soient-ils, peuvent et doivent aussi participer de l’évolution des pratiques de l’architecture et de l’urbanisme, pour tous, et avec tous... 

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